Activité en 2011

Activité en Decembre

JaponEuropean "Chawan" Exposition 2012

At the H2O Gallery

Kyoto en Japon 

ここ数年、2500年間忘れ去られていた技術Terra sigillataを探求する方向に私の仕事は向いている。最高級の粘土粒子で滑らすことで光沢のある、柔らかな、防水性のある表面を作成することが可能とさせる。焼成時の膨大な可能性、自然の中の限りない多様な粘土質が、粘土にふくまれている酸化鉄のために、豊かな色とトーンを与える。

碗を作ることに私は歓喜を覚える。

Kyoto 

Impression de l'exposition 2

Impression de l'exposition

Activité en Novembre

Exposition Internationel "Chawan"
30 Octobre - 27 Novembre 2011

Needham (near Boston) Etats-Unis.

At the Gorse Mill Galery
In Memory of Jared Michael Branfman

31 Thorpe Road Needham, MA 02494 USA
www.gorsemillstudios.com

Texte de Steven Branfman :

It has been an outstanding exhibition that has gotten only positive and enthusiastic reviews and comments from visitors. Last Thursday a very nice article appeared in the Boston Globe. Despite the few inaccuracies it is a very well written and sensitive piece. The focus is on me but that is because of the writers interest and the newspapers familiarity with me, my studio, and my work.


Boston




Activité en Octobre

Exposition
Pierre BayleTerres Sigillées

Terres Sigillées

"Un collectif d'artistes " 8 octobre - 31 decembre 2011

Ouvert du mercredi au dimanche
de 14H à 18H

Centre Céramique de Giroussens
Place Lucie Bouniol - Giroussens (Tarn)
Tèl/Fax : 05-63-41-68-22
giroussens.ceramique@cc-rabastinois.fr

Activité en Septembre

Exposition Les Pays Bas
 Tiendschuur in Tegelen

Tiendschuur in Tegelen

Exposition "chawan" Opatija en Croatie

Kroatie-Opatija

Activité en Juillet

Photo d'un bol de Dalloun sur le couverture de nouvelle livre ENGOBE

Engobes

Aktivité en Juin

Bussiere Badil

2 -5 Juin

Activité en Mai

Article dans La Revue de Céramique et Verre

la revue de la verre et ceramique

SIGILLEE : La beauté de la boue.

Dans la Brocéliande des potiers cuisant au bois, allumés de la haute température, il en existe un, sur qui les braises non fondues autour des pièces agacent les terminaisons sensibles : Dalloun. Ce nom mystérieux évoque le merveilleux des quêtes légendaires qui hantent les rêves.
Dans son atelier bloblotent des terres en décantation, comme dans l’antre d’une birette (sorcière berrichonne). De petites bulles perturbent la surface tranquille des marmites de boue, dans cet ancien atelier bornois.
Des odeurs de cave et de temps pas pressé flottent dans l’air. Le potier de sigillée, homme de boue, connaît la patience de l’humus et du temps. Ce n’est pas en tirant sur un chêne qu’il poussera plus vite.
Dalloun chemine discrètement, d’une façon atypique, comme bon nombre de céramistes. Dans sa jeunesse, pour les beaux yeux d’une fille de patron potier de Saint-Amand-en-Puisaye, il visite la petite usine.
Le spectacle des tourneurs à l’ouvrage, leurs grosses mains fouillant, forant la glaise et l’élevant entre leurs doigts, le captive et l’empoigne entièrement. Il tombe amoureux de cette matière si étonnante. Alors, le cadeau de 20 kg de terre, ficelé sur la mobylette lui fait presque oublier les charmes de la demoiselle.
Fin des années soixante-dix, Dalloun enlace la vie à bras ouverts en percevant les cadeaux de chaque instant. Il alterne voyages, céramique, rencontres sur l’autel de la liberté chère à ces années-là.
Mais trois siècles d’ancêtres berrichons l’incitent à s’installer près de la Borne. Après l’initiation du grès cuit au bois chez Jean Linard, un workshop animé par Paul Soldner aux Beaux Arts d’Aix-en-provence l’oriente vers la basse température. Pendant plusieurs années le Raku lui sert de base à l’expérimentation.
Avec Lucien Petit, ils varient enfumage, cuisson sauvage. La récupération de fer, de cuivre, de vieux téléviseurs à la décharge municipale donne le cap à l’improvisation.
Mais l’admiration portée à la beauté des pièces de Pierre Bayle lui met le beau à la bouche.
Les techniques de la terre sigillé, généreusement dévoilées par Tjök Dessauvage lui font plonger la louche dans le seau. Alors Dalloun s’engage sur cette voie pour l’obtention de finition des pièces, des plus agréables à l’œil et au toucher. Un engagement aussi un peu par paresse pense-t-il. Finies les séquences de polissage qui nécessitent plus de travail. Absent de son vocabulaire, ce mot travail, dont l’origine est un instrument de torture, lui provoque une allergie aux efforts superflus. Finalement ce choix requiert beaucoup de labeur ! Mais la nature récompense parfois la peine de cadeaux étonnants. Avec tout le symbolisme lié au bol, Dalloun s’attache à cette forme primitive du contenant, puissante dans l’inconscient céramiste.
Sa démarche de réalisation au tour associe automatisme et spontanéité issue de « convulsions physiques ». La déformation ou la reformation s’exécutent au gré  de l’humeur. Sur cinquante bols tournés, il en sélectionne la moitié.  Il choisit ceux qui lui parlent. Cela étaie la pensée de René Char : « les mots qui sortent de nous savent les choses que nous ignorons ».
Dalloun, butineur de terres sauvages, a trouvé dans ces cueillettes une matière en accord avec ses terminaisons sensibles. Le sigillé est le pollen de l’argile, issue d’une distillation de la roche à l’alambic du temps. Une telle beauté jaillie de la boue semble irréelle, comme un cèpe au bout de la nuit. Cette technique aux moyens rudimentaires offre des pleins d’émotion ; la preuve concrète que le moins délivre du plus. Les défournements sont des matins de noël au pied du sapin. Tous ces cadeaux le motivent à retourner dans son atelier. À travers cette quête du Graal avec si peu, Dalloun cherche le beau sans la perfection, qui l’ennuie, et s’accorde à cette pensée taoïste : «  La plus grande perfection doit être imparfaite, alors elle sera infinie dans son effet ».
Les bols de Dalloun guérissent de la vitesse, donnent à boire du silence, invitent aux ballades de douceur épidermique. Des bols gris et noirs parlent de la lumière après l’orage. Des couleurs entre l’orange et le rouge, avec de l’enfumage en pointillé révèlent la géographie d’un territoire céleste. Des blancs crémeux, mats, proches de l’ivoire proposent un vacillement sur la défense d’un éléphant.
Du côté de la cuisson, son tempérament s’épanouit dans la basse température. Les cuissons à 1300 ° lui paraissent agressives. À celles-ci il préfère les feux mous liés à une partie de son enfance, passée dans la tiédeur d’une boulangerie, où le pain était cuit au bois. Sans oublier, la douce lenteur des péniches qui naviguaient sur le canal, devant la porte  du bistrot familial. Ce mode de déplacement lui a appris à ne pas bousculer le monde, ni l’abîmer.
La basse température ne ferme pas la terre. Dalloun aime cette porosité qui fait place à la respiration.  La porosité des choses en général et des gens, qu’il définit ainsi : « Pouvoir se laisser pénétrer par l’inattendu, pour le laisser faire et fracturer les barrières de nos éducations ». La pensée de Kichizaemon  - 15ème raku – complète sa définition :  « l’art de la céramique  est un processus de renoncement à soi-même…. dans l’immédiat, se laisser guider par son sens tactile et accepter l’inéluctabilité de l’incomplet ».
Pour atteindre le point de sublimation de quelques minéraux, il joue avec les deux mamelles de la cuisson, oxydation et réduction, qui nourrissent la pièce d’oxygène et de carbone.
Lorsque les molécules de carbone en rut pénètrent le tressaillage de l’engobe, et donnent l’impression d’un bas résille gainant le bol du pied au flanc, sa gauloise moustache frétille de plaisir.
La remarque d’une femme lui ayant acheté quelques pièces : « Quand on boit dans tes bols, c’est comme si on buvait dans de la soie », le récompense de deux années d’agacement. Deux années passées à mettre au point la cuisson du support et de la vitrification de l’engobe afin de rendre les bols utilisables. Alors que dans l’antiquité, une seule et même terre était employée.
Dalloun sait doser les plaisirs : entre ceux du jardin, des visites aux amis, de la cuisine, des voyages et ceux de l’atelier, cette bulle où se réfugie et s’épanouit la solitude du céramiste de fond, il ne choisit pas. Il les vit. La générosité de la nature l’émerveille. La vie est miracle exceptionnel. Alors, assis sur le banc devant l’atelier, cette oasis de douceur, Dalloun déclare malicieusement, « on n’est pas bien là, à la fraîche, détendu du grès ».


Bernard David

Dalloun1  Dalloun2 

Dalloun3  Dalloun4

Activité en Avril

Exposition à la Galerie "Terra Viva" St Quentin la Poterie

Terra Viva

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